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Des perspectives reluisantes pour le rouble ?

Signant l’une des plus belles performances du marché des changes cette année face aux devises fortes, le rouble (RUB) semble gagner en attractivité, catalysé par des tendances de fonds qui lui sont favorables.

On pense essentiellement à la vigueur des hydrocarbures, tel que le pétrole et le gaz, exportés massivement par la Russie, de même qu'une politique monétaire profitable à l’attractivité de la monnaie.

Pour contrer l'envolée de l’inflation, la Banque centrale de Russie a ainsi relevé son principal taux directeur à 7,65%, faisant bondir le rouble. 

Comme ailleurs dans le monde, les prix de l'alimentaire ont particulièrement flambé en Russie, un coup dur pour une population vivant souvent sur le fil du rasoir. En octobre, l'inflation a dépassé les 8%, un record depuis 2016. C’est aussi deux fois plus que l’objectif fixé par les autorités monétaires.

L’envolée des prix a renforcé au passage un taux de pauvreté qui dépasse les 13%. Un taux assurément interloquant en regard des indicateurs exceptionnels qu’affiche le pays, symbolisés par un budget à l’équilibre ou excédentaire depuis 20 ans, tandis que la dette publique ne dépasse pas les 18% du produit intérieur brut (PIB).

Au dernier pointage en septembre, les réserves financières atteignaient 618 milliards de dollars (535 milliards d’euros), soit plus de deux ans de budget.

Outre le renforcement monétaire traditionnellement favorable à la devise, il va sans dire que le rouble sera soutenu à terme par la vitalité des hydrocarbures, dont la Russie est l'un des premiers producteurs à l'échelle mondiale, et notamment le gaz indispensable aux ménages européens.

A tenir à l’oeil certes, la pandémie et les craintes de re-confinements qui pourraient peser sur un cours du baril sensible aux déplacements des populations.

Un rendement annuel de 8,45% en rouble

Si l’année en cours s’est révélée meilleure pour le rouble, on notera que la devise se traite encore bien loin de ses niveaux de 2014, avant l’annexion de la Crimée qui a engendré une flopée de sanctions de la part des pays occidentaux à l’égard de Moscou.

Pour l’investisseur qui souhaiterait diversifier son épargne dans cette devise, vous trouverez, plusieurs possibilités d’investissement d’investissement dans notre sélection.

Entre autres, l’obligation que s’engage à rembourser en 2023 la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (rating AAA chez Moody’s). Sous le pair (cours indicatif de 96,23% du nominal), elle permet de tabler sur un rendement annuel de 8,48%.