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Miser sur la résilience du rand sud-africain ?

Au contraire d’autres devises qualifiées d’émergentes, le rand sud-africain (ZAR) est loué pour sa capacité à mieux encaisser les chocs externes. Un constat observé une nouvelle fois en marge de la pandémie, qui a pourtant durement frappé l’économie du géant africain. De quoi envisager un placement à long temre sur la devise, avec des rendements annuels proches des 6% ?

La résilience affichée par le rand sud-africain ces dernières années s’explique essentiellement par l’envolée des denrées minières (or, platine, charbon ou encore diamant) dont regorge le sous-sol arc-en-ciel et qui sont exportées. 

Le secteur minier constitue d'ailleurs le principal pan d’activités du pays, devant l’agriculture, la finance et le tourisme.

Pour autant, les défis restent importants pour la première puissance industrielle du continent, régulièrement frappée par les tensions communautaires, et surtout, par un manque d’infrastructures et d'approvisionnement en électricité.

Les délestages récurrents imposés par l'entreprise publique Eskom, qui n'arrive pas à produire de courant en suffisance, pèse sur l’activité et devrait limiter la croissance à 1,7% au cours des trois prochaines années, selon les prévisions des autorités.

Pour l’année en cours, sur fond d’une activité supérieure aux attentes au premier semestre, la croissance devrait dépasser les 5%, après une contraction de 6,4% l’année passée.

A ce titre, la transition énergétique pourrait être une source de croissance pour un pays dont la production énergétique est encore tirée à 80% par le charbon.

Dans le cadre de la COP 26, l’Allemagne, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France se sont ainsi engagés à octroyer pour 8,5 milliards de dollars de prêts (à très faible taux d’intérêt et subventions) pour développer les énergies renouvelables.

Dans l'ensemble, on notera que le continent noir a échappé au scénario du pire. La pandémie n’aurait en effet pas été aussi dévastatrice en regard des autres régions du monde, tandis que la récession, la première depuis 25 ans pour le continent, a été moins sévère que redoutée. 

Une obligation AAA au rendement annuel de près de 6%

Pour ceux qui seraient tentés de diversifier leur épargne dans du rand sud-africain, Oblis a épinglé l'emprunt à maturité 2023 émis par la banque internationale pour le développement et la reconstruction (IBRD).

Assortie d’un rating « AAA » chez Standard & Poor’s, qui permet donc de limiter le risque encouru sur l’évolution de la devise d’émission, l’obligation permet de tabler sur un rendement annuel à l’échéance de près de 6%.

On notera que la devise a perdu près de 3% ce vendredi, en marge de la débacle provoquée par la découverte d'un nouveau variant du coronavirus.