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La fièvre Omicron s’étend aux marchés. Le résumé de la semaine

Goldwasser Exchange fait le point sur ce qu’il faut savoir pour commencer la semaine.

Omicron: dans l’attente du verdict.

Tandis que ce nouveau variant se propage dans le monde entier – vendredi, on signalait des cas dans 38 pays – les scientifiques se livrent à une course contre la montre pour évaluer son importance et son impact. Trois variables retiennent plus particulièrement leur attention. La transmissibilité ou contagiosité du variant. Sa virulence ou dangerosité. Enfin, l’échappement immunitaire, c’est-à-dire sa capacité à contourner les défenses de l’organisme. Les premières données recueillies dans la province sud-africaine de Gauteng, épicentre de la contagion, indiquent une contamination plus rapide que lors de la vague Delta, avec un taux de reproduction R de 6 et une réinfection plus importante d’anciens malades. En revanche, on ne signale à ce jour aucun décès dû à ce variant. Le séquençage du génome donnera ses premiers résultats dans deux semaines. D’ici là, les rumeurs les plus folles contineront de circuler et les marchés resteront très nerveux. Mardi dernier, Wall Street a baissé de 2% après que le patron de Moderna Stéphane Bancel ait déclaré qu’il s’attendait à une “baisse significative” de l’efficacité des vaccins face à ce nouveau variant. Cette hypothèse a été contesté par la suite par son concurrent direct Pfizer.

Covid: d’une vague à l’autre.

En attendant le déferlement d’Omicron, l’Europe continue de subir les ravages de la vague Delta, avec 75.000 cas/jour en Allemagne et 50.000 cas/jour en France et en UK. De nouvelles mesures restrictives sont imposées un peu partout, comme le confinement des non-vaccinés en Allemagne et un nombre croissant de pays songent à instaurer la vaccination obligatoire. Reste à savoir quel sera l’impact de cette cinquième vague sur l’activité économique. Il est certain que les secteurs les plus fragilisés seront, comme lors des vagues précédentes, l’hôtellerie, la restaurantion, le tourisme et les compagnies aériennes. En Europe, on constate d’ores et une baisse de la fréquentation des restaurants et des cinémas en novembre. Aux Etats-Unis, le chiffre des nouvelles créations de jobs en novembre est bien moindre que prévu, preuve que dans l’incertitude présente, on hésite à embaucher. En revanche, les analystes estiment que les autres secteurs, qu’ils soient manufacturiers ou de services, seront épargnés car les entreprises ont eu le temps de s’adapter et d’installer de nouvelles procédures de travail. Goldman Sachs pense que les vagues épidémiques successives ont de moins en moins d’impact sur la croissance.

Ukraine: coup de bluff ou menace réelle?

Près de 100.000 soldats russes sont massés à la frontière ukranienne. Le ministre de la défense ukrainien Oleksiy Reznikov s’attend à une invasion fin janvier et la Maison-Blanche prépare une série d’options susceptibles de dissuader Moscou. Quelles sont exactement les intentions de Poutine ? Envahir l’Ukraine en prétextant un casus belli dans la région du Donbass ?  Cela l’exposerait à des représailles économiques sévères, même si la Russie peut se vanter de posséder un trésor de guerre de 600 milliards de dollars grâce aux revenus du pétrole. Sans doute cherche-t-il à “finlandiser” l’Ukraine et à la sortir de l’orbite occidentale en maintenant sa pression militaire. Il a prévenu les Occidentaux qu’il y avait “des lignes rouges à ne pas franchir”, celles qui consisterait à installer des rampes d’anti-missiles à l’intérieur du territoire ukrainien, comme c’est déjà le cas en Pologne ou en Roumanie. La rencontre de vendredi entre A. Blinken et S. Lavrov n’a pas réussi à calmer le jeu. Un sommet virtuel est prévu entre Biden et Poutine cette semaine mais la tension reste très élevée.

L’inflation prend racine.

En novembre, la hausse des prix a atteint 4,9% dans la zone euro alors que les prévisions étaient de 4,5% (6% en Allemagne, 3,4% en France). En Belgique, elle a atteint 5,64%. Hors énergie et produits alimentaires, elle est encore de 2,14%. Les répercussions sur les salaires seront inévitables en raison de l’indexation sur l’indice santé. Edward Roosens, chef économiste à la FEB estime que les entreprises belges devront augmenter les salaires dans une fourchette de 4-5% en quelques mois.

L’action de la semaine.

La nouvelle de la semaine concerne moins une action spécifique que le recul des bourses en général. Depuis le pic de novembre, le S&P a perdu 4% et le Stoxx 600 a dévissé de 7%. Quant aux cryptos, elles ont bu la tasse dans la nuit de vendredi à samedi en chutant de plus de 10%. Un titre se porte relativement bien au milieu de cette zone de turbulences, c’est Apple. Il a quelque peu reculé après que la firme à la pomme ait laissé entendre que la demande pour les iPhones 13 faiblissait. Ce qui ne l’empêchera pas de battre son record de ventes lors de ce dernier trimestre (à 118 milliards de dollars soit +6% selon les analystes). Mais si l’action a gagné 15% depuis la mi-octobre, c’est avant tout dû à l’action des “Reddit traders”, cette armée de petits spéculateurs qui jouent en bande, notamment sur le marché des options, auxquels se sont joints les hedge funds.

Deux autres titres technologiques font également parler d’eux, ces derniers jours. La Federal Trade Commission s’oppose à l’acquisition de l’entreprise britannique Arm par Nvidia, leader mondial des puces et cartes graphiques au motif que cela créerait les conditions d’une position dominante et freinerait l’innovation dans ce secteur. L’entreprise néerlandaise ASML, leader mondial en photolithographie pour semi-conducteurs, est autre pépite européenne dont on ne parle pas assez. Coté sur Euronext listé dans l’indice Stoxx 50, le titre a gagné 58% depuis le début de l’année et il contribue à la forte hausse de l’indice AEX (Amsterdam), soit 23,63% depuis le 1er janvier.

Toute l'équipe de Goldwasser Exchange vous souhaite une bonne semaine.