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Covid, inflation, Ukraine: un début d’année incertain. Le résumé de la semaine

Goldwasser Exchange fait le point sur ce qu’il faut savoir pour commencer la semaine.

Global+ : en route pour 2022 !

Après avoir réalisé une performance nette de 5,25% en 2021*, les gestionnaires du portefeuille Global+ entament 2022 avec confiance et sérénité. L’année s’annonce mouvementée sur les marchés financiers en raison des incertitudes liées à l’évolution de la pandémie, à la reprise de l’inflation et aux tensions géopolitiques. Toutefois, la stratégie prudente et flexible du portefeuille Global+ a été spécialement conçue pour profiter de toutes les opportunités qui se présentent, quel que soit le climat financier. Pour savoir comment tirer le meilleur parti de l’année qui vient, n’hésitez pas à regarder la visioconférence de Goldwasser Exchange sur le thème “Comment investir en 2022 ?” 

La FED, plus offensive que prévu.

La publication des minutes de la réunion de décembre du FOMC a fait l’effet d’une douche froide sur les marchés. Les Etats-Unis ayant retrouvé un quasi plein emploi, la FED est bien décidée à éviter une surchauffe de l’économie américaine couplée à une reprise durable de l’inflation. Trois hausses des taux d’intérêt sont prévues en 2022 – la première sans doute en mars  - suivies de trois autres en 2023. Mais ce qui a surpris les observateurs, c’est le fait que les banquiers centraux envisagent désormais de réduire le bilan de la FED en ne réinvestissant pas les obligations parvenues à maturité. Un crédit plus cher signifie moins de munitions pour les entreprises, notamment pour les technologiques, gourmandes en capitaux. L’indice Nasdaq a ainsi reculé de 4,5% cette semaine.

Ukraine: la menace persiste.

Cette semaine sera décisive sur le front ukrainien. Des consultations russo-américaines auront lieu lundi 10 janvier. Elles seront suivies d’un rendez-vous entre la Russie et l’Otan (12 janvier) puis de discussions élargies au sein de OSCE (13 janvier). Malgré l’ouverture de ce round diplomatique, les craintes d’une invasion russe sont loin d’être dissipées car on ne voit pas ce qui pourrait rapprocher les points de vue des deux camps. Refusant toute présence militaire importante de l’Otan à ses frontières, la Russie propose la neutralité de l’Ukraine et de la Georgie. Ces deux pays doivent s’engager par traité à ne jamais rejoindre l’Otan. L’Otan devrait également accepter d’autres exigences russes: celles de ne pas déployer d’armes susceptibles de menacer directement le territoire russe, que ce soit en Pologne, dans les pays baltes ou en mer Noire. Les Américains ont déjà laissé entendre que ces demandes étaient inacceptables et qu’une attaque russe entraînerait des représailles sévères. De son côté, Sergeï Lavrov a exclu toute concession. Poutine, qui n’a jamais accepté le démantèlement de l’empire soviétique, ne plaisante sur le sujet de la sécurité de son pays mais est-il prêt à prendre le risque d’un conflit ouvert avec l’Occident ? Réponse ces prochaines semaines.

Covid: peut-être le bout du tunnel.

La vague Omicron déferle sur l’Europe et les Etats-Unis, le nombre de cas explose mais d’autre part, ce variant s’avère moins virulent que le Delta car il ne s’attaque pas aux poumons. En termes d’hospitalisations et de décès, nous sommes loin des pics atteints voici quelques mois et d’aucuns prévoient un plateau d’ici une semaine ou deux. La vaccination massive des populations et notamment des personnes fragiles, a également permis de limiter les dégâts. La pandémie va-t-elle se transformer bientôt en simple épidémie ? Il faut l’espérer.

Chine: l’immobiler toujours mal en point.

Après Evergrande et Kaisa Group, c’est au tour de Shimao de se retrouver en défaut de paiement. Shimao, qui a émis des obligations offshore pour une valeur totale de 7 milliards de dollars, bénéficiait cependant d’une bonne note mais le marché immobilier chinois reste déprimé.  Le recul des ventes de biens et la perte de confiance envers les promoteurs risquent de mettre en difficulté d’autres développeurs, qui manquent de cash pour rembourser leurs créances.

And the winners are….

Le Financial Times publie la liste des gagnants et des perdants de ces deux dernières années. Parmi les titres gagnants, on trouve – what else? -  Tesla (1311%), qui a frôlé le million de voitures écoulées en 2021. Ensuite les “usual suspects”: Apple (123%), Microsoft (110%), Alphabet (108%), Amazon (85%), Netflix (88%), Salesforce (74%) et même Meta/Facebook (60%), en dépit de ses nombreuses casseroles. D’autres technologiques ont également battu des records: Nvidia (411%), TSMC (100%), AMD (233%) et la néerlandaise ASML (164%) du côté des fabricants de semi-conducteurs. Le luxe a été de la fête avec le navire-amiral LVMH (79%) suivi de Hermès (136%). Dans le secteur pharma, se distinguent bien sûr, les fabricants de vaccins anti-Covid: Moderna (1480%), BioNTech (712%), Pfizer (53%) mais aussi Merck (118%) et Eli Lilly (98%). Ont profité des longues périodes de confinement et de télétravail: le transporteur UPS (86%), les interfaces de paiement PayPal (74%) et Adyen (233%) ainsi que le magasin en ligne Shopify (275%).

L’action de la semaine.

L’année démarre en fanfare avec les résultats des banques JPMorgan Chase, Citigroup, Wells Fargo et du gestionnaire d’actifs géant BlackRock. Pour Citigroup, qui a affiché des résultats en dents de scie en 2021, 2022 sera peut-être l’année du rétablissement grâce à la hausse prochaine des taux d’intérêt. De son côté, JPMorgan a eu une excellente année 2021. Son pôle de banque d’affaires lui a permis de percevoir 3,3 milliards de dollars d’honoraires pour ses opérations de fusion-acquisition. Première banque américaine, elle continuera à faire d’une pierre deux coups en profitant à la fois de la reprise économique et du crédit plus cher.

* Les performances passées ne garantissent pas les rendements futurs.

Toute l'équipe de Goldwasser Exchange vous souhaite une bonne semaine.