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Expedia ou un rendement annuel de 6% par 2.000 dollars

A l'approche du grand départ pour les vacances, les tours opérateurs annoncent une activité extrêmement soutenue cet été, après deux années de crise mondiale majeure pour l’industrie du tourisme. L’occasion de se pencher sur l’évolution des obligations Expedia, du nom de ce géant américain des voyages en ligne.

A titre d'exemple, l’obligation que s’engage à rembourser dans huit ans le voyagiste a vu son cours décrocher sous les 84%, et ce en réaction à la remontée des taux en dollar. De quoi permettre à l’investisseur de tabler sur un rendement annuel à l'échéance proche de 6%.

Accessible au plus grand nombre puisque libellée par coupures de 2.000 dollars, l’obligation est notée "BBB-" chez Standard & Poor’s, soit le dernier cran de la catégorie investment grade.

Numéro deux mondial du secteur

Expedia regroupe pour mémoire toute une série de sites permettant de réserver chambres d'hôtel, billets d'avion ou voitures de location. Et ce sous les enseignes vrbo, Orbitz, Hotwire, Trivago, Hotels.com ou Egencia pour ne citer qu’elles.

Alors que le concurrent du Booking, comme bon nombre d’acteur du secteur, a vu ses sources de revenus fondre de 95% d’un jour à l’autre, l’activité tend à reprendre au fil des trimestres.

Expedia a ainsi bouclé son exercice annuel 2021 sur un chiffre d’affaires de 8,6 milliards de dollars, contre 12,1 milliards de dollars en 2019, dernier exercice pré-covid, et sur un bénéfice opérationnel de 1,5 milliard, dont 479 millions sur le seul dernier trimestre, soit le niveau le plus élevé dans l’histoire du groupe.

De quoi faire dire à Eric Har, CFO d’Expedia Group, que "ces performances illustrent la manière dont nous gérons l’entreprise beaucoup plus efficacement qu'avant la pandémie".

La tendance semble d’ailleurs s’être confirmée au premier trimestre de l’année en cours, Expedia ayant bouclé la période sur un chiffre d’affaires de 2,25 milliards de dollars et une perte divisée par quatre sur un an à 122 millions de dollars. 

Le groupe d’agences de voyage en ligne note que la demande est restée forte malgré des facteurs tels que la variante Omicron et la guerre en Ukraine. Reste à savoir dans quelle mesure l’inflation impactera le portefeuille des vacanciers. A ce titre, les divers enquêtes laissent entrevoir que les ménages dépenseront sans compter.

"Dans l’ensemble, alors que nous gardons un œil sur divers indicateurs macroéconomiques, y compris l’inflation et les tensions géopolitiques en cours, nous continuons de voir des indicateurs positifs pour une forte reprise des voyages d’agrément cet été", se réjouissait dernièrement le directeur général Peter Kern.