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Pourquoi KBC Securities conseille d’accumuler l’action Colruyt en portefeuille

KBC Securities conseille désormais d’accumuler en portefeuille l’action Colruyt, avec un objectif de cours revu à la hausse. Paradoxalement, ce ne sont pas les activités de distribution du groupe qui ont poussé le courtier à passer à l’achat, que du contraire, mais sa branche éolienne offshore.

Un potentiel de 13% ?

Jusqu’à la semaine passée, sur les 13 brokers qui couvrent le dossier, seul Alpha Value conseillait d’acheter la valeur. Désormais, ils sont donc deux, KBC Securities conseillant de se "renforcer" en action Colruyt, contre "conserver" auparavant, avec un objectif de cours porté de 29 à 31 euros.

Vu sous un autre angle, c’est un potentiel de 13% pour la valeur, sur base du dernier cours de clôture avoisinant les 27 euros.

Dans sa note, KBC Securities dit avoir examiné de plus près le paysage éolien offshore belge en marge de l’introduction en bourse de DEME, mais aussi, après avoir appris que Colruyt et Korys (le véhicule d’investissement de la famille Colruyt), étudiaient des options stratégiques pour Parkwind, leur filiale active dans le développement, le financement, la construction et l’exploitation de parcs éoliens offshore, et ce pour bonne part au large de la mer du Nord.

KBC Securities fait référence à un article paru sur le site spécialisé « Energy Rev », selon lequel Colruyt et Korys prépareraient la vente de 100% de Parkwind, et qu’ils auraient déjà reçu des offres d'acquéreurs potentiels au cours des derniers trimestres.

Réagissant à l’information parue sur la toile, Colruyt a mentionné par voie de communiqué que « de multiples options stratégiques restent ouvertes », y compris un partenariat et/ou une cession partielle. 

Le groupe de Halle justifie par ailleurs cette revue stratégique compte tenu de l’évolution récente du marché de l’éolien, du Green Deal et des tensions géopolitiques, précisant que la croissance rapide et robuste du secteur et des parcs d’éoliennes entraînent une augmentation des risque financiers pour les investisseurs.

"A point nommé"

"Bien que nous ayons été surpris par la nouvelle dans un premier temps, nous pensons désormais que la décision d’examiner les options stratégiques pour la cession (partielle) et ou un partenariat de Parkwind arrive à point nommé et pourrait être un catalyseur pour l’action", explique KBC Securities.

Et ce pour plusieurs raisons, notamment les valorisations actuellement élevées des actifs liés à l'énergie renouvelable, "ce qui pourrait se traduire par une opportunité de sortie lucrative pour Colruyt".

KBC Securities pointe aussi une concurrence qui s’intensifie sur le marché de l'éolien offshore, avec des acteurs disposant de moyens financiers plus importants qui peuvent s’appuyer sur des économies d'échelle, là où Parkwind est encore un acteur relativement petit sur le marché mondial.

Une cession ou un partenariat limiterait ainsi les besoins d’investissement et réduirait les sorties de capitaux du groupe Colruyt, estime le broker, tandis que le produit de la vente pourrait être utilisé en partie pour financer les activités hydro-énergétiques et les ambitions solaires du groupe.

En évaluant chaque parc éolien séparément, KBC Securities estime à 991 millions d’euros la valorisation de sa branche éolienne, soit 5,70 euros par action Colruyt, contre 2,1 euros calculé précédemment.

En revanche, en marge de la publication par le distributeur de résultats sous pression pour son activité historique, KBC Securities a revu à la baisse la valorisation des activités principales de Colruyt, ce qui explique que l’objectif de cours de l’action n’a finalement été majoré que de 2 euros.