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Investir en dollar australien avec du rendement à la clé

Pour l’investisseur à la recherche de diversification pour son épargne, les placements obligataires en dollar australien émis par Apple, Ford ou Volkswagen rapportent bien davantage que les obligations en euro émises par ces mêmes émetteurs.

Et pour cause, la monnaie unique souffre plus que jamais du différentiel de taux, sachant que la BCE est la dernière des grandes banques centrales à maintenir encore son principal taux directeur au niveau zéro, même si celui devrait être ramené en territoire positif en septembre.

En début de semaine, dans le cadre de son processus de régularisation monétaire et de lutte contre l’inflation, la Réserve fédérale australienne a, elle, relevé pour la quatrième fois depuis le mois de mai son principal taux directeur pour le porter à 1,85%.

L'ampleur de la nouvelle hausse de taux, à savoir 50 points de base, était largement anticipée par les marchés. En juillet, l’inflation a atteint 6,1 pour cent en Australie. C’est un plus haut depuis 1990, mais c’est aussi un peu moins que les 6,3% attendus, signifiant qu'une hausse de 75 points de base n’a pas été nécessaire.

Cette hausse finalement accommodante explique le repli du dollar kangourou dans la foulée. Pour autant, la devise affiche toujours un gain de 7% face à l’euro cette année.

Outre le différentiel de taux qui incite les investisseurs à placer leur argent dans des devises plus rémunératrices comme l’AUD, on rappellera que l’euro souffre davantage que les autres monnaies, des conséquences économiques de la guerre en Ukraine sur le vieux continent.

La BCE est par ailleurs plus limitée dans son processus de resserrement monétaire, compte tenu des risques de fragmentation de taux.

Croissance attendue à 3,25% en 2022

Pays riche en matières premières (charbon, gaz naturel, minerais…) qu’elle exporte massivement en Chine, son principal partenaire commercial, l’Australie a vu son économie plutôt bien résister au premier trimestre, la solide demande intérieure ayant compensé l'effet négatif d'un temps maussade et d'un afflux d’importations.

Le PIB a ainsi augmenté de 0,8% en glissement trimestriel, supérieur aux 0,5% attendu, tandis que les estimations consensuelles s'attendent à ce que la croissance ait accéléré au second trimestre, sur fond de dépenses élevées des ménages. Pour l’ensemble de 2022, les prévisions de croissance ont toutefois été revues à 3,25%.

Sensible à l’évolution du prix des matières premières, l’Australie est donc tout autant tributaire de la bonne tenue de l’économie chinoise. Les liens économiques forts et historiques entre les deux pays permettent en tous les cas à l’Australie d’afficher des statistiques à faire envier.

Parmi d’autres : un cycle de croissance ininterrompu depuis 1991 (croissance annuelle moyenne de 3%). La croissance a également été tirée par une forte hausse de l’immobilier, stimulée par une progression rapide de l’endettement des ménages. A ce titre, le cycle de hausse des taux pèse, le prix des maisons en Australie ayant baissé au rythme le plus rapide depuis la crise de 2008.

Citons également, un taux de chômage de la population active tournant autour des 3,5% ou encore, un niveau de dette publique de 65% du PIB.

Investir dans la devise?

Parmi les possibilités d’investissement en devise locale, vous trouverez dans la sélection d’Oblis l’emprunt remboursable dans deux ans par Apple, dont le rendement annuel atteint 3,50%, ou encore l’obligation à quatre ans d’AT&T, le géant des télécoms, au rendement annuel de 4 pour cent.

Autre possibilité, l’obligation Volkswagen Financial Services Australia à maturité 2024, qui affiche un rendement annuel de 4,45% sur base d'un cours de 96% du nominal.

Toujours à maturité 2024 mais en catégorie spéculative cette fois, l’obligation Ford Motor Credit permet de tabler sur un rendement annuel de 5,40%, sur base d’un cours de 96,30%.