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Les obligations à deux ans en dollar rapportent plus que celles à dix ans

Illustration de "l’inversion de la courbe des taux", les rendements des obligations courtes en dollar rapportent plus que les obligations longues. Assurément une bonne chose pour l’investisseur obligataire, qui ne doit plus se positionner sur des longues échéances pour obtenir une rémunération décente.

Il n’y a pas si longtemps, pour s’assurer un minimum du rendement sur le marché obligataire, il fallait se tourner vers les très, très longues maturités. Comprenez par là, les obligations remboursables dans vingt, trente voire même quarante ans.

Mais depuis plusieurs mois, en marge du resserrement monétaire brutal opéré par la Banque centrale américaine, on assiste à une inversion de la courbe des taux en dollar. En relevant ses taux directeurs, la FED entend pour rappel ralentir l’activité économique et ainsi juguler l’inflation.

C’est aussi pour cela qu’une inversion de la courbe est généralement annonciateur de récession à venir, une hausse des taux relevant les coûts de financements des entreprises.

On notera aussi que l’évolution des taux à court terme est, par un effet mécanique, davantage corrélée à l’évolution des taux directeurs des banques centrales.

Pour l’investisseur, le fait de ne pas devoir se positionner à très long terme est logiquement une bonne chose. Et pour cause, au plus la maturité d’une obligation est lointaine, au plus son cours et sa valorisation sont sensibles à l’évolution des taux.

Pour plus d’informations à ce sujet, nous vous invitons à consulter notre article de l’Oblis School sur la duration des obligations.

Quelques possibilités d’investissement

Parmi les obligations courtes de qualité supérieure en dollar, le Bon du trésor américain remboursable en mai 2024 offre un rendement annuel de 3,80%, sur base d’un cours de 98% du nominal. A titre de comparaison, le dix ans américain offre lui de l’ordre de 3,30%. 

Sur le segment corporate, l’obligation que s’engage à rembourser Apple dans trois ans permet de tabler sur un rendement annuel de 3,75%. Nettement inférieur au pair, la valeur se traite autour des 93% du nominal.

Tout comme la dette américaine, rappelons que la marque à la pomme, qui vient de présenter l’iPhone 14, peut s’appuyer sur un rating AA+, à un cran de la note suprême AAA. 

Microsoft, le géant technologique qui chapeaute les licences Windows, la suite Office, le réseau professionnel LinkedIn, la messagerie Skype, la Xbox ou encore GitHub, peut lui s’appuyer sur le sacro-saint rating triple A. Son obligation échéant dans moins de trois ans offre un rendement annuel de 3,60%.

Si l’on prend un émetteur dont la qualité de crédit est moins élevée, comme le géant mondial de la sidérurgie ArcelorMittal, il est possible de tabler sur un rendement annuel de 4,30% avec son émission à maturité juillet 2024.

Entre les deux, citons encore l’obligation BMW US Capital à maturité 2025, qui affiche un rendement annuel de 4,20%. L’obligation de division américaine du constructeur premium allemand est notée « A » sur l’échelle de notation de Standard & Poor’s.

Bon à savoir: la coupure est fixée à chaque fois à 2.000 dollars.

Vous trouverez par ailleurs de nombreuses possibilités d'investissement en dollar dans notre sélection d'obligations.