Goldwasser Exchange

+32 (0)2 533 22 40
Du lundi au vendredi de 9h à 17h30

Accès client

Deux nouvelles obligations par 1.000 euros pour la Roumanie

La Roumanie a placé pour un total de 1,35 milliard d’euros de nouvelles obligations il y a quelques jours, un montant ventilé sur deux nouvelles lignes. Elles sont libellées par coupures de 1.000 et déjà disponibles à l’achat sur le marché secondaire.

Emetteur Coupon Maturité Coupure (en EUR) Taille (en EUR)
Romania 5% 27/09/2026 1.000 600 millions
Romania 6,625% 27/09/2029 1.000 750 millions

Rating « Investment grade »

Pour ne citer qu’elle, l’obligation arrivant à maturité en septembre 2026 et offrant un coupon de 5% peut être achetée à 97,60% du nominal. Autrement dit, l’investisseur bénéficie d’un rendement de 5,6% pour une obligation qui est notée « BBB- » chez Standard & Poor’s, dans la catégorie « Investment grade ».

Les investisseurs qui achètent actuellement l’obligation bénéficient d’une décote par rapport au prix d’émission de 99,64%. Le contexte global de tensions sur les rendements obligataires peut expliquer le tassement des prix (de l'emprunt), alors que la Roumanie n’a guère rencontré de difficultés pour boucler son opération sur le marché primaire. En effet, le carnet d’ordres a été clôturé sur une demande avoisinant 2,6 milliards d’euros, bien supérieure à la somme de 1,35 milliard d’euros finalement levée.

Financer le déficit

Avec cette opération, la Roumanie conforte un peu plus son statut d’émetteur régulier sur le marché de la dette. C’est en effet la quatrième fois cette année que Bucarest sollicite les investisseurs, pour financer son déficit budgétaire. Celui-ci devrait se creuser en raison, notamment, des retombées de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, estime la Coface dans une note récente consacrée au pays. La guerre en Ukraine et les sanctions de l’Union européenne à l’égard de la Russie (qui ont été approuvées par la Roumanie), affecteront l’économie en 2022, souligne la société d’assurance-crédit.

Impact limité de la guerre en Ukraine

La Roumanie et ses 19 millions d’habitants peuvent toutefois espérer un impact limité, car le pays est un exportateur de matières premières agricoles (maïs, blé, orge…). Il est aussi relativement indépendant sur le plan énergétique : 70% de ses besoins en énergie sont couverts par la production nationale et Bucarest a également remplacé ses importations en provenance de Russie, note la Coface. Pour autant, le pays est confronté à une inflation élevée, conséquence de l’envolée des prix des matières premières au niveau mondial. L’inflation a ainsi atteint 15,5% en juin 2022. Et tout indique qu’elle devrait rester à un niveau important ces prochains mois. Gérer la flambée des prix constitue d’ailleurs l’un des principaux défis pour la Roumanie (et sa banque centrale) à court et moyen terme, selon l’OCDE.

Le pays devra aussi gérer le ralentissement économique de son principal partenaire économique, l’Union européenne et plus particulièrement l’Allemagne. En 2021, le commerce extérieur roumain a représenté 73% du PIB (Produit intérieur brut). En parallèle, la Roumanie devrait bénéficier des mesures de relance européennes de 2020 (baptisé plan NexGenerationEU), visant à pallier les conséquences économiques et sociales de la pandémie de Covid-19.