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La nouvelle obligation Engie 3,50% en euro disponible sous le pair

Engie, le géant français de l’énergie, actionnaire à 100% d'Electrabel, a levé mercredi dernier 650 millions d’euros à sept ans sur le marché primaire. Notée en catégorie "investment grade", l’obligation est assortie d’un coupon de 3,50%.

Dans les premiers échanges sur le secondaire, l’obligation peut être achetée à un cours de 97,70% du nominal, conférant un rendement annuel de 3,90%.

Engie a donc animé le marché primaire la semaine passée, aux côtés notamment d’ArcelorMittal. Mais à la différence du géant mondial de l’acier, l’électricien français n’a pas éprouvé trop de difficultés dans sa levée de fonds.

"Nous observons un décalage entre les émetteurs qui paient un lourd tribut à la hausse des prix de l'énergie et ceux qui en profitent", a commenté un banquier proche des opérations.

Et à ce petit jeu, Engie ressort gagnant, là ou ArcelorMittal subit actuellement des vents contraires.

"L'énergie est certes un secteur qui historiquement, n’a pas trop bien performé en période de récession, mais étant donné le déséquilibre actuel entre l'offre et la demande sur les marchés, les prix de l’énergie restent soutenus pour le moment, permettant aux sociétés du secteur de générer des bénéfices sains et de réduire la dette" a commenté Maria Staeheli, gestionnaire de portefeuille senior chez Fisch Asset Management.

De ce fait, Engie n’a pas éprouvé trop de difficulté sur le marché primaire, pouvant de surcroit s’appuyer sur un rating de qualité investment grade chez Standard & Poor’s (BBB+).

La demande qui dépassait les deux milliards d’euros a par ailleurs permis à Engie de placer son emprunt avec une prime d’émission marginale.

Bien connu en Belgique pour avoir acheté un de nos fleurons nationaux, en l’occurrence Electrabel, Engie profite à plein de l’envolée des prix de l’énergie, à l’image d’un bénéfice opérationnel qui a atteint 5,3 milliards d’euros au premier semestre, contre trois milliards un an plus tôt.