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Un potentiel de 50% pour l’action Microsoft ?

Microsoft n’échappe pas à la correction qui sévit à la bourse de New York, où l’action de l’éditeur des licences Windows perd 32% en regard de ses plus hauts annuels. Evoquant un profil de risque sur rendement "séduisant", Morgan Stanley voit la valeur rebondir. 

Comme les autres valeurs de la tech, Microsoft souffre davantage de la hausse brutale des taux imprimée par la Fed américaine, qui semble prête à tout pour réduire l'inflation, quitte à sacrifier la croissance.

Car maintenant que le robinet à cash se voit coupé par la Banque centrale américaine, et que les obligations de qualité supérieure offrent plus de 4% sur une maturité courte, l’alternative aux actions a fait son retour.

La communauté des analystes reste pourtant très optimiste sur le potentiel de la valeur, avec notamment Morgan Stanley qui a confirmé il y a quelques jours son conseil d'achat sur Microsoft, disant viser 354 dollars par action.

Celui-ci implique un potentiel de près de 50% sur base du dernier cours de 237,9 dollars.

Un profil "séduisant" selon Morgan Stanley

Morgan Stanley s’est montrée convaincue par un échange avec les dirigeants du groupe sur le campus de Redmond (Washington).

Justifiant leur optimisme, les analystes de la banque d’affaires ont expliqué que les discussions ont renforcé leur confiance dans la capacité du groupe à afficher un rendement total (dividendes inclus) de 15 à 20%. 

Un scénario qui selon eux, n’est pas valorisé dans le cours de l’action, ce qui implique de ce fait, un profil de risque sur rendement "séduisant".

Pour Morgan Stanley, "Microsoft reste l'un des acteurs les mieux positionnés de la tech, grâce à sa croissance durable, l'amélioration de ses marges et un choix d'allocation du capital susceptible d'entraîner un solide rendement".

Croissance à deux chiffres

En ce qui concerne les résultats opérationnels, le groupe avait rassuré les marchés fin juillet, en disant anticiper une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires pour l’ensemble de 2022, soutenue par la demande de services dans l'informatique dématérialisée dite "cloud", celle-là même qui avait tiré à la hausse les résultats en pleine pandémie.

A cette occasion, Microsoft avait toutefois annoncé des résultats inférieurs aux attentes au second trimestre, du fait du ralentissement des ventes d'ordinateurs PC, de la solidité du dollar américain et de dépenses publicitaires revues à la baisse. 

La période s’était soldée sur une hausse de 12% de ses revenus à 51,8 milliards de dollars, et de 2,7% de son bénéfice net à 16,7 milliards.

La division "cloud" a elle généré des chiffres au-dessus des attentes, son revenu pointant à 20,9 milliards de dollars, en hausse de 20%.

Entre-temps, on rappellera que le géant tentaculaire a racheté pour…69 milliards de dollars Activision Blizzard, pionnier du jeu vidéo et éditeur de "Call of Duty" et de "World of Warcraft".

Il s’agissait au passage de la plus grande acquisition depuis le rachat de LinkedIn (26,6 milliards il y a six ans) pour Microsoft, qui détient également Skype, la suite Office, la messagerie Teams ou encore, les pc portables et tablettes Surface. Microsoft, c’est aussi le producteur de la Xbox, l’une des consoles les plus appréciées.

On notera encore que la société, dont la valorisation boursière a été ramenée sous les deux trillions de dollars, a annoncé mardi dernier un dividende trimestriel de 68 cents par action, soit une augmentation de 9,7 pour cent par rapport au dividende du trimestre précédent, qui sera payé en novembre.