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Résultats encourageants pour Bombardier, les obligations en profitent

Spécialiste de l’aviation d’affaires, Bombardier a publié des résultats trimestriels encourageants la semaine passée. Une amélioration des performances qui se traduit par une nette baisse de la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir des obligations du transporteur.

A titre d’exemple, l’obligation que s’engage à rembourser en 2025 la multinationale canadienne se traite désormais au-dessus des 98% du nominal, pour un rendement annuel de 8,20% en dollar. Vu sous un autre angle, cela représente une prime de 360 points de base en regard des taux du Bon du trésor américain de maturité similaire.

Lors de notre dernier point sur la valeur en mai dernier, cette même prime dépassait encore les 650 points de base, en regard d'un cours de 95% du nominal et d'un rendement de plus de 9%. 

Les investisseurs ont donc franchement réduit leur prétention de rendement pour détenir de la dette de l’avionneur en portefeuille.

Amélioration sur tous les fronts

Cette baisse des rendements obligataires découle de performances financières qui s’améliorent de trimestre en trimestre chez Bombardier.

Au rapport la semaine passée, le groupe a fait part d’un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars (+/_ l'équivalent en euro) pour la période couvrant juillet à septembre, découlant de la vente de 25 avions et d’une activité de services après-vente très solide, en croissance de 20%.

Le constructeur, qui compte plus de 5.000 appareils en service, attribue la croissance des services après-vente (un quart des revenus) à l'augmentation des heures de vol de la flotte mondiale, de même qu’à l'expansion du réseau de centres de services dans le monde.

Le bénéfice opérationnel a lui triplé à 145 millions de dollars et le bénéfice net est ressorti à 27 millions de dollars, à comparer d'une perte de 376 millions un an plus tôt.

Les flux de trésorerie disponibles sont positifs, à hauteur de 52 millions de dollars, et sont attendus pour l’ensemble de l’année à 515 millions de dollars, soit cinq fois plus qu'en 2021.

Carnet de commandes bien rempli

Mention spéciale également à la demande pour les jets de Bombardier qui reste bien présente, en dépit des signaux annonciateurs d’un ralentissement de l’économie mondiale.

En atteste les 300 millions de dollars de nouvelles commandes au troisième trimestre, portant le carnet de commande à 15 milliards de dollars, soit une hausse de 23% au sortir des neuf premiers mois de l’année. Vu sous un autre angle, c’est aussi deux années de production sécurisée, souligne Bombardier.

"Étant donné que les sanctions en cas d’annulation sont très salées, il y a peu de chance qu’un client se désiste", a commenté pour le site lesaffaires.com Cameron Doerksen, analyste de la Financière Banque Nationale. 

On rappellera que Bombardier sort de plusieurs années difficiles. Les multiples efforts de redressement et de restructuration se sont traduits par un recentrage exclusif sur les jets d’affaires, après la vente de la division ferroviaire à Alstom pour plus de cinq milliards d'euros de l'année passée.

En 2021, Bombardier a généré pour 6,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires.