Goldwasser Exchange

+32 (0)2 533 22 40
Du lundi au vendredi de 9h à 17h30

Accès client

Focus sur l’obligation AB InBev 2,75% 2036 par 1.000 euros

L’obligation en euro d'une durée résiduelle de 14 ans du groupe brassicole AB InBev s’échange sur le marché secondaire à 91,73% du nominal. Il fallait encore compter près de 120% il y a un an. Au cours actuel, l'emprunt offre un rendement de 3,54% compte tenu d'un coupon de 2,75%.

Si la coupure de 1.000 euros rend l’obligation accessible au plus grand nombre, la décote actuelle rend quant à elle le titre attractif pour l’investisseur résident belge. Et pour cause, ce dernier voit ainsi une partie du rendement non imposée puisque les plus-values réalisées lors de la vente ou le remboursement de la valeur ne sont pas rabotés par l’impôt.

Le rating de cet emprunt se situe dans la catégorie "Investment grade", comme l’illustrent les notations "Baa1" chez Moody’s et "BBB+" chez Standard & Poor’s.

AB InBev dépasse les attentes

Si l’obligation se traite nettement en-deçà de ses niveaux observés il y a un an, elle cote aussi au-dessus de ses plus bas (sur douze mois) testés fin septembre et à la mi-octobre (cfr graphique). La progression des prix observée depuis lors s’explique sans doute par l’évolution générale des taux d’intérêt qui ont sans doute nourri une certaine demande pour les obligations du brasseur belgo-brésilien. Ce dernier a aussi rendu un bon bulletin trimestriel fin octobre, ce qui a sans doute attiré certains investisseurs.

En bref, AB InBev a publié des résultats supérieurs aux attentes des analystes. Il a également relevé la fourchette basse de ses prévisions de résultat brut d’exploitation (Ebitda) pour cette année.

Demande soutenue, résilience et prévisions relevées

"Nous avons réalisé une croissance généralisée des volumes de 3,7% ce trimestre", a expliqué le CEO d’AB InBev, Michel Doukeris, cité dans le communiqué des résultats trimestriels. C’est d’ailleurs la meilleure performance trimestrielle de l’année en termes de volumes pour le groupe brassicole, lit-on dans le communiqué.

"Nous continuons de constater une forte demande des consommateurs pour notre portefeuille (de produits, NDLR) et une résilience de la catégorie bière, tandis que nous évoluons dans un environnement opérationnel dynamique", a ajouté le CEO. "Suite à notre performance et au maintien de notre dynamique, nous relevons la fourchette basse de nos perspectives d’ebitda pour l’exercice 2022", a-t-il encore précisé.

Rachat d’obligations

AB InBev a indiqué par ailleurs qu’il poursuivait son désendettement. Son portefeuille d’obligations affiche un coupon moyen d’environ 4%, avec 94% du portefeuille à taux fixe. La maturité moyenne reste de plus de 16 ans, "sans exigences de refinancement à court ou à moyen terme".

Le brasseur gère en tout cas sa dette activement et il semble profiter du contexte actuel pour racheter certaines de ces obligations. Il vient ainsi de lancer une offre publique d’achat en numéraire d’un montant total de 3,5 milliards sur douze souches obligataires en dollars et deux lignes libellées en livre sterling. La liste complète des titres concernés est accessible ici.

Un portefeuille de plus de 500 marques

Groupe mondial leader de son secteur, AB InBev peut s’appuyer sur portefeuille diversifié de plus de 500 marques de bières comprenant des marques mondiales ou multipays comme Budweiser, Corona, Stella Artois, Beck’s, Hoegaarden, Leffe…

De ses racines européennes ancrées dans la brasserie Den Hoorn à Leuven en Belgique, à l’esprit innovateur de la brasserie Anheuser à St. Louis aux États-Unis, à la création de la brasserie Castle en Afrique du Sud, ou encore à Bohemia, la première brasserie au Brésil, le groupe est géographiquement très diversifié.

Présent sur les marchés émergents et développés, AB InBev compte sur ses 169.000 collaborateurs basés dans près de 50 pays. En 2021, AB InBev a réalisé un chiffre d’affaires de 54,3 milliards de dollars (+/- 52,15 milliards d’euros), en hausse de 15,6% (en croissance organique), sur base des dernières données annuelles disponibles. Il a écoulé un peu plus de 581,7 millions d’hectolitres de boissons dont 508 ,7 millions d’hectolitres de bières.

Sa capitalisation boursière avoisine les 92 milliards d’euros à la Bourse de Bruxelles.