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L’actualité se bouscule pour Bombardier qui refinance une partie de sa dette

Éclaircies dans le ciel de Bombardier. Le constructeur de jets privés a refinancé une partie de sa dette. L’opération bouclée sur un montant supérieur aux attentes a eu lieu alors que la multinationale québécoise a publié des résultats 2022 préliminaires supérieurs à ses prévisions, des prévisions qui avaient déjà été revues à la hausse en août...

Coupon de 7,5%, coupure de 2.000 dollars

Concrètement, Bombardier a placé un nouvel emprunt de 750 millions de dollars, contre un montant de 500 millions initialement prévu. Cette nouvelle souche obligataire offre un coupon de 7,5% pour une maturité égale au 1er février 2029 et un prix à l’émission de 100% du nominal.

Les investisseurs qui le souhaitent peuvent désormais se procurer cette obligation sur le marché secondaire, moyennant 99,75% du nominal, soit un rendement de 7,55%.

La coupure est de 2.000 dollars pour un rating "B-" ("High yield") chez Standard & Poor’s.

Chez Moody’s, la notation, spéculative également, a été arrêtée à "B3", en ligne avec celle accordée à l’entreprise elle-même. Pour rappel, la cote de l’entreprise a été relevée de "Caa1" à "B3" en juillet dernier, par Moody’s. L’agence pointait alors la réduction de la dette de Bombardier et une performance financière améliorée (soit un bénéfice en hausse et un flux de trésorerie disponible positif).

Rachat de dettes

Comme il l’a indiqué à l’entame de l’opération, le constructeur de jets privés compte consacrer les fonds levés à refinancer des emprunts existants. Avec un objectif révisé en hausse finalement, compte tenu du montant récolté plus important que prévu. Au final, il compte racheter l’intégralité de sa souche obligataire 7,5% 2024 (396 millions de dollars en capital) et une partie de son emprunt 7,5% 2025 (354 millions de dollars).

Par ailleurs, Bombardier ne devrait plus avoir d’échéance financière importante avant 2025, a commenté un analyste en marge de l’opération.

Prévisions financières dépassées

La proximité de l’opération avec la publication des résultats annuels a forcé la multinationale québécoise à lever par anticipation un coin du voile sur sa performance 2022.

De ces chiffres préliminaires, il ressort que Bombardier va dépasser ses propres prévisions. C’est le cas notamment du côté des livraisons d’avions où 123 jets privés ont finalement été réceptionnés par les clients contre un objectif "d’au moins 120 appareils". Le chiffre d’affaires devrait atterrir à 6,9 milliards de dollars (américains) contre un pari  de "plus de 6,5 milliards". Bonne nouvelle également, le flux de trésorerie est annoncé à plus de 735 millions de dollars là où le groupe québécois l’anticipait à 515 millions.

Focus sur les jets d'affaires

Après avoir frôlé la faillite en 2020, la stratégie de redressement mise en place par Bombardier et visant à se replier sur ses seules activités de constructeur de jets d’affaires semble donc porter ses fruits. Une stratégie saluée par les investisseurs puisqu’à la bourse de Toronto, l’action de l’avionneur a bondi de plus de 10% après la publication des résultats préliminaires. La capitalisation boursière de l’entreprise avoisine désormais 6 milliards de dollars canadiens (+/- 4,11 milliards de dollars).

Le 9 février, Bombardier qui commercialise désormais deux gammes d’avions (Challenger et Global) communiquera aux marchés un point détaillé sur ses résultats financiers 2022.