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Forte demande pour la nouvelle obligation grecque au coupon de 4,25% par 1.000 euros

Carton plein pour la première émission obligataire de la Grèce de cette année. L’opération réalisée il y a quelques jours a, en effet, été largement sursouscrite sur le marché primaire, gage de confiance des investisseurs dans le pays. Libellée par coupures de 1.000 euros, cette nouvelle obligation est désormais disponible sur le marché secondaire.

Les investisseurs qui le souhaitent peuvent se procurer l’obligation Hellenic Republic moyennant 99,33% du nominal. Autrement dit, ils peuvent compter sur un rendement de 4,33% pour une échéance fixée au 15 juin 2033 et un coupon de 4,25%.

Fait remarquable: le premier coupon est un coupon "court", c’est-à-dire qu’il y aura déjà un premier versement en juin 2023.

Par ailleurs, la République hellénique est notée "Ba3" chez Moody’s (perspective stable), "BB+" (perspective stable) chez Standard & Poor’s et "BB" (perspective positive) chez Fitch. Il s’agit à chaque fois d’un rating "High yield" (spéculatif).

Ratio de sursouscription de 6,3x

La taille à l’émission a été arrêtée à 3,5 milliards d’euros. Athènes aurait pu lever bien plus. En effet, le carnet d’ordres a été clôturé en 5 heures sur une demande totalisant 21,9 milliards d’euros, soit un ratio de sursouscription de 6,3x. Ceci a permis à l’agence de gestion de la dette de raboter le rendement à l’émission de 10 points de base (0,1%) pour le porter à 165 points de base (1,65%) de plus que le taux midswap. C'est aussi 2,25% de plus que l’obligation allemande de référence (le Bund allemand au coupon de 2,3% à échéance février 2033).

Le rendement à l’émission a finalement été arrêté à 4,279%, le coupon à 4,25% et le prix d’émission à 99,782%.

"Une large base d’investisseurs"

La demande a été ventilée sur 230 comptes, ce qui fait dire à Athènes que la transaction a bénéficié d’une large base d’investisseurs, dont 78% sont basés à l’international, principalement au Royaume-Uni, en France et dans la péninsule ibérique.

Les gestionnaires de fonds (47%) ont été particulièrement présents, suivis par les banques/banques privées (27%) et par les fonds spéculatifs (11%). Le solde est notamment réparti entre des fonds de pension/d’assurance et des investisseurs "divers".

Un "Green bond" dans les cartons

Cette opération est la première levée de dette réalisée par la Grèce en 2023 et la première émission d’une série visant à collecter 7 milliards d’euros à moyen et long terme cette année, sur un besoin total de financement estimé à 15,4 milliards. Parmi les autres sources de fonds figurent les recettes de privatisation (2 milliards d’euros) ou encore l’émission d’un "Green bond" (obligation verte) au second semestre.

Plus globalement, l’agence de la dette grecque s’est fixée comme objectif de renforcer l’accès de la Grèce aux marchés, de maintenir ses coûts de financement en ligne avec ses homologues européens ou encore d’assurer les réserves de liquidités de l’Etat. Enfin, Athènes entend maintenir le stock de sa dette (exprimé en euro) pratiquement constant d’une année à l’autre.