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Obligation en couronne norvégienne: un rendement de 4,30% avec une obligation notée AAA

La couronne norvégienne abandonne plus de 6% face à l’euro depuis le 1er janvier. Un repli qui peut paraître paradoxal en regard de la prospérité de ce riche pays scandinave, et de la politique monétaire très restrictive imprimée par sa Banque centrale.

Alors que la Banque de Norvège était il y a tout juste deux ans, en septembre 2021, l'une des premières du monde occidental à s’engager dans un resserrement monétaire, 11 hausses de taux se sont succédées avec un principal taux directeur qui pointe désormais à 4,0%.

4,0%, c’est aussi le nouveau taux de base annoncé par la BCE ce jeudi. Or, si la Banque centrale européenne a clairement laissé entendre que cela serait sa dernière hausse dans le cadre du cycle actuel, la Norges Bank a elle prévenu d’un probable nouveau resserement de 25 points de base la semaine prochaine.

En toile de fond, une inflation qui reste bien trop élevée en regard de l'objectif visé de 2,0%, dopée par les salaires et la faiblesse de la couronne norvégienne qui renchérit les importations. 

En juillet, l'inflation sous-jacente, retraitée des prix volatiles de l'énergie, pointait ainsi à 6,4% en Norvège.

"La hausse des prix à la consommation a quelque peu ralenti mais reste clairement au-dessus de l'objectif", a commenté la Norges Bank. En juin, cette dernière avait indiqué que son taux directeur devrait culminer à 4,25% cet automne, un pic qui pourrait être relevé si l'inflation ne reflue pas plus nettement.

Croissance atone au premier semestre

En ce qui concerne l’économie, après avoir mieux traversé la pandémie, la Norvège a vu sa croissance s’aplatir au premier semestre de l’année à 0,2%, sous le coup de l'inflation et de la hausse des taux qui ont réduit le pouvoir d'achat et pesé sur la demande.

On rappellera que l’essentiel de l’économie norvégienne repose sur son sous-sol, abondamment doté en hydrocarbures et en gaz naturel. La production pétrolière représente d’ailleurs le principal secteur d’activité de ce pays de plus de cinq millions d’habitants.

Devenue par la force des choses le premier fournisseur de gaz naturel de l’Europe, la Norvège a dégagé en 2022 un excédent commercial record équivalent à quelque 147 milliards d'euros.

De quoi alimenter son fonds souverain, le plus important du monde, qui est censé faire fructifier les revenus en hydrocarbures pour financer les dépenses futures de l’État-providence.

Valorisé à plus de 1.330 milliards d’euros à la fin juin, le fonds détient en moyenne 1,5% de toutes les actions cotées dans le monde. Il investit par ailleurs dans l'obligataire, l'immobilier ou encore dans des projets d'énergies renouvelables.

Une obligation notée triple A

Pour l’investisseur qui considérerait une diversification de son épargne en couronne norvégienne, nous avons épinglé l’obligation 2028 émise par la banque publique allemande KfW.

Son rendement annuel à l’échéance pointe à 4,30%, sur base d’un cours avoisinant les 99,70% du nominal.

Notée "AAA" par Standard & Poor’s, l’obligation est libellée par coupures de 10.000 couronnes, soit moins de 1.000 euros.