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En savoir plus sur l'action Spadel

Bien que cotée depuis trois quarts de siècle, l'action du spécialiste de l’eau minérale naturelle Spadel n'est que rarement mise à l'avant-plan. Et pourtant, la société belge affiche un bilan boursier à en faire envier plus d'un. 

Véritable institution en Belgique, celui qui produit et commercialise de l'eau minérale et des boissons aromatisées (916 millions de litres écoulés l'année passée) a ainsi vu sa capitalisation boursière doubler en l’espace de quatre ans à 767 millions d’euros. Preuve qu’il n’est pas indispensable pour une action belge de bénéficier de la médiatisation du Bel 20 pour performer.   

Cette moindre médiatisation, alors que la valeur n'est pas suivie par les analystes habituels, explique peut-être la relative stabilité de l’action, dont le repli n’a pas dépassé les 12% au plus fort de la crise sanitaire. Une stabilisation qui s'explique également par la forte présence au sein du capital de la famille dirigeante Dubois. 

On notera que la société spadoise, qui détient également un établissement thermal à Spa tandis qu’un laboratoire de recherche et d'hydrogéologie complète ses activités, a pris l’habitude de payer un dividende en constante augmentation depuis une dizaine d’années.  

Sur fonds d’un bénéfice net de 27 millions d'euros, le groupe a versé en juin dernier un dividende de 2 euros au titre de son exercice 2019.  

Dans la perspective d’un dividende inchangé l’année prochaine, et ce sur base du cours actuel, l'investisseur pourrait tabler sur un rendement brut sur dividende d'environ 1%.  

Marques fortes 

Elue entreprise belge de l'année en 2017, Spadel occupe une position de leader du marché de l’eau minérale au Benelux (avec les marques Spa et Bru) de même qu'en Alsace (avec les marques Carola et Wattwiller).  

Désireuse d’étendre sa position en Europe et d’assurer une croissance rentable et durable de ses activité, la société a acquis il y a quelques années une participation majoritaire (93,29%) dans le leader bulgare du marché des eaux embouteillées Devin.

Quatre ans plus tard et pour reprendre les termes de la direction, "ce rachat a clairement contribué positivement aux résultats, dépassant tous les objectifs fixés".

Persuadé de son potentiel de croissance important, Spadel a d’ailleurs consenti à faire un effort "considérable" (17 millions d’euros) en dotant sa filiale d'un nouveau centre de distribution totalement automatisé, de quoi accroître et garantir la capacité et les besoins de production jusqu'en 2028.

Plan d’économie pour atténuer la crise  

Après un premier trimestre vigoureux, la société spadoise a été rattrapée par les effets de la crise sanitaire: fermeture des établissements Horeca et baisse des ventes de petites bouteilles à emporter. Un manque à gagner qui n’a été que partiellement compensé par les ventes soutenues dans la grande distribution.

Au final, le producteur d'eau minérale a bouclé les six premiers mois de l’année sur baisse honorable de 4,9% de son chiffre d’affaires à 132,3 millions d’euros. Le groupe dirigé par Marc du Bois a par ailleurs vu son bénéfice net se contracter de 27,4% à 10,7 millions.

Pour limiter l'impact de la pandémie, Spadel note avoir renforcer la gestion de ses coûts et dépenses. Ce plan d’économie, conjugué à l'amélioration des performances de sa production et une reprise partielle de l'activité à la fin du second trimestre, doivent permettre à l’entreprise de combler, en partie, le repli enregistré au second trimestre.

Pour l’ensemble de l’année, la direction table sur un léger repli de son bénéfice opérationnel.