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2016 fut un tournant pour Bombardier, quid en 2017 ?

Bien orientées en ce début d’année, l’action et les obligations Bombardier poursuivent sur leur lancée de 2016, une année qui fut incontestablement un tournant dans l'évolution du constructeur aéronautique et ferroviaire.

Au cours de la première semaine boursière de l’année, l’action du groupe cotée à la bourse de Toronto a touché les 2,59 dollars canadiens, voyant sa valorisation boursière être multipliée par deux en regard des plus bas enregistrés début 2016.

Les obligations sont également bien orientées sur le secondaire. L’emprunt émis fin novembre consolide ses gains et dépasse désormais les 107% du nominal, avec un rendement annuel ramené à 7%. L’émission échéant en 2022, également par coupures de 2.000 dollars, propose pour sa part un rendement de 6,40% sur base d’un cours indicatif de 98% du nominal.

 

 

Bombardier revient donc de loin. On se souvient qu’il y a tout juste un an, certains allaient jusqu’à envisager une faillite de l’entreprise, confrontée à une lourde dette et qui plus est, au peu d’intérêt du marché pour sa nouvelle gamme d’avions C Series, dont le succès est primordial pour sa pérennité.

L’un des atouts majeurs des CSeries avancé par Bombardier était sa plus faible consommation en carburant par rapport à ses concurrents. Or, si cet argument pouvait être entendu avec un baril à 100 dollars, la chute des prix pétroliers sous les 30 dollars a amené les compagnies à refaire leur calcul.

Par ailleurs, sensés être lancés en 2013, les CSeries ont débuté leurs premiers vols commerciaux il y a quelques mois à peine, nécessitant au passage plusieurs milliards supplémentaires en coûts de développement.

Crédibilité retrouvée et fin des prix au rabais ?

Désormais ses avions CSeries dans les airs, Bombardier entame donc l’année avec davantage de sérénité, un sentiment partagé par les investisseurs au vu de l'envolée des titres du constructeur.

Le déclic fut incontestablement la commande pour plus de cinq milliards de dollars par Delta Air Lines en avril dernier, qui a rendu de la crédibilité à l'entreprise. À tel point que le Journal du Québec expliquait que les CSeries commençaient à déranger dans le monde de l’aviation.

Au cours d’une entrevue avec l’agence Bloomberg il y a quelques semaines, Alain Bellemare, patron du constructeur, a d'ailleurs annoncé qu’il espérait bientôt pouvoir cesser de vendre au rabais ses CSeries. Car si le prix courant du modèle CS100 est de 76,5 millions de dollars et celui du CS300 de 85,7 millions, Bombardier a dû revoir ses exigences pour signer d’importants contrats.

En parallèle, Alain Bellemare table prochainement sur d'intéressantes ententes commerciales, ‘maintenant que la performance des CSeries, encore meilleure que prévue, se fait de plus en plus remarquer. La performance avec Swiss a été très bonne (…) et de plus en plus de clients reconnaissent la valeur de nos avions'.

Première compagnie aérienne à utiliser les CS100, une porte-parole de Swiss a en effet reconnu à Bloomberg que ‘les performances techniques des CSeries atteignaient des niveaux plus élevés que ceux d’autres avions récents’.

Petite ombre au tableau tout de même en début de semaine, lorsqu'on apprenait qu’un CS100 intégré depuis deux jours à la flotte de Swiss avait dû faire demi-tour lors de son premier vol commercial. L'ordinateur de bord avait indiqué un problème hydraulique, qui s’est avéré une fausse alerte. Un échangeur de pression a tout de même dû être changé.

Sources

The Motley Fool, Bombardier: Will This Stock Fly High in 2017?

Journal de Montréal, Vol inaugural raté pour un C Series opéré par Swiss