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Focus sur les négociants en matières premières

Dans le cadre d’une bonne gestion d’un portefeuille obligataire, il est sain de diversifier ses positions, ce qui permet, en principe, de réduire le risque global tout en maintenant un certain niveau de rendement. Cette diversification peut éventuellement passer par des obligations des grands négociants en matières premières, comme Glencore, Louis Dreyfus, Trafigura ou encore Noble.

Les matières premières ou commodities regroupent les ressources de base ou les produits issus de la terre, transformés ou non, comme le pétrole, les minerais, les céréales, le sucre,…

Les négociants en matières premières vont produire ces commodities et/ou les acheter, les stocker en attendant de trouver (nouvel) acquéreur, les transformer éventuellement pour répondre plus précisément à la demande et vont assurer ensuite leur livraison.

Un secteur faste jusqu’en 2012

Les acteurs du secteur ont connu de belles années entre 2007 et 2012, avec l’envol du prix des matières premières et la hausse de la demande de produits alimentaires de base en Asie, Afrique et en Russie.

Ceux-ci ont pu dégager de solides profits durant cette période, comme la société Louis Dreyfus Commodities qui a engrangé des bénéfices annuels nets proches du milliard de dollars à son apogée (953 millions sur l'exercice 2012 par exemple), lui permettant par ailleurs de quadrupler son chiffre d’affaires en moins de dix ans, pour dépasser les 60 milliards de dollars.

Un marché désormais plus volatile

La surproduction mondiale excessive de matières premières, encouragée par la flambée des prix, a cependant mis fin à cette période faste.

Les cours des matières premières sur les marchés ont chuté et se montrent désormais beaucoup plus volatiles qu’avant, évoluant régulièrement en dents de scie et rendant de la sorte le métier des traders beaucoup plus complexe.

 

Pour ne citer que lui et à titre d’exemple, on constate que les cours du baril de pétrole peuvent rapidement évoluer, aussi bien à la hausse qu'à la baisse.

Les obligations du secteur impactées par les résultats trimestriels de Noble Group

Alors que Noble Group dévoilait la semaine passée des résultats trimestriels soldés par une perte de 130 millions de dollars, résultant entre autres d’une forte correction du prix du charbon ainsi que d’une diminution de la liquidité, c’est l’ensemble des titres financiers du secteur qui a été impacté, plus ou moins fortement.

L’obligation Noble Group au coupon de 6,75% et d’une maturité égale au 29/01/2020 qui s'affichait encore à 95,59% il y a quelques jours, s'échange aujourd'hui à... 51,62%, les marchés semblant désormais craindre une restructuration de la dette du groupe.

Disponible par coupures de 100.000 dollars et noté B par Standard & Poor’s, le rendement du titre est donc porté à 38,33%.

Du côté de ses concurrents directs, on constate que l’obligation subordonnée perpétuelle de Trafigura Group a également baissé, pour s’afficher actuellement à 101%.

Compte tenu d’un coupon de 6,875%, l’investisseur peut donc tabler sur un rendement jusqu’au call (2022) de 6,627%. A noter qu’à cette date, le coupon à la coupure de 200.000 dollars, deviendra variable si le titre n’est pas remboursé.

Même topo du côté de l'obligation perpétuelle subordonnée Louis Dreyfus dont le coupon actuel est fixé à 8,25% jusqu'au prochain call possible du 12 septembre prochain, pour devenir ensuite variable en cas de non remboursement anticipé (calculé sur base du taux US à 5 ans agrémenté d'une prime de 7,474% jusqu'en 2022 et d'une prime de 8,474% ensuite).

Avec un cours actuel de 100,90%, le rendement jusqu'au prochain call est porté à 5,308%.

Le coupure de négociation est quant à elle fixée à 200.000 dollars.

Les obligations Glencore ont pour leur part moins évolué, l’émetteur étant considéré comme de meilleure qualité et disposant d’une meilleure réputation.

Le titre Glencore Funding disponible par 2.000 dollars et échéant le 27/03/2027 s’échange ce jour à 98,23% du nominal.

Au vu de son coupon de 4%, le rendement s’élève à 4,22%. Standard & Poor’s classe cette obligation dans la catégorie investissement, en lui attribuant le rating BBB.

Source

Les Echos – Louis Dreyfus Company, objectif transformation