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Un coupon de 2,125% pour la nouvelle obligation subordonnée ING

Après la Deutsche Bank la semaine passée, qui avait fait l’objet d’une attention particulière sur Oblis, c’était au tour ce mardi d’ING de procéder à l’émission d’un emprunt subordonné, remboursable en 2031. L'établissement bancaire a libellé par coupures de 100.000 euros sa nouvelle obligation.

Après la Deutsche Bank et la Royal Bank of Scotland en début de mois, ING est venu à son tour animer le segment bien particulier qu'est celui de la dette subordonnée, sur fonds d'un retour de l’appétit pour le risque de la part des investisseurs, rassurés manifestement pas le déconfinement graduel des économies et les espoirs de vaccins.

ING, qui a publié la semaine passée des résultats supérieurs aux attentes, a levé 1,5 milliard d'euros afin de renforcer ses fonds propres.

D'une maturité égale au 26 mai 2031, l'obligation fraichement émise se traite dans les premiers échanges à un cours avoisinant le pair et propose un coupon de 2,125% jusqu'au 26 mai 2026.

A cette date, l'émetteur s'est réservé le droit de la rembourser anticipativement, sans quoi, le coupon deviendra variable (voir la fiche de l'obligation pour les modalités).

Rappelons que le caractère subordonné de l'obligation en fait un placement plus risqué que les obligations senior classiques. En cas de faillite de l’émetteur, les détenteurs de ce titre passeront après les porteurs d’obligations senior, tout en se situant juste avant les actionnaires.

En contrepartie, ces obligations offrent une rémunération plus attractive. Pour plus d’informations à ce sujet, consultez notre article de l’Oblis School traitant des subordonnées.

Trimestriels supérieurs aux attentes

Le géant bancaire amstellodamois a fait part il y a quelques jours d'une baisse moins importante que prévue de ses résultats au premier trimestre. 

Alors que les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 411 millions d'euros, ce même bénéfice est finalement ressorti à 670 millions d'euros, correspondant à un repli de 40% en glissement annuel et de 23,9% en glissement trimestriel.

En cause bien évidemment, la pandémie qui a provoqué une hausse du coût du risque tandis que des ajustements de valeur négatifs ont été engendrés par la volatilité des marchés, note la banque.

Les revenus ont, pour leur part, accusé un repli limité à 4,5 milliards d'euros (-1,4% sur un an). En vue de se couvrir face aux défauts de paiement potentiels que la crise va provoquer, le management indique avoir provisionné 661 millions d'euros durant le trimestre.

Engagé dans une vaste restructuration de ses activités, rappelons qu'ING avait bouclé l'année 2019 sur un bénéfice net de 4,78 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires de 18,3 milliards.