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L’action Proximus au plus bas depuis son introduction en bourse

Proximus continue de subir la défiance des analystes et, au passage, d’enfoncer des plus bas historiques à la bourse de Bruxelles. Le pensionnaire du Bel20 a touché dernièrement un plus bas inédit depuis son introduction en bourse en 2004, sous les 11 euros.

Fibres optique, quatrième opérateur, inflation...

La valeur a connu un nouvel accès de faiblesse la semaine passée, dans la foulée de commentaires peu élogieux des analystes de Barclays et de Société Générale.

Analyste en charge du dossier à la Société Générale, Nuno Vaz souligne que si Proximus affiche l’une des plus mauvaises performances du secteur, qu’elle sous-performe de 25% cette année, il ne juge pas le moment opportun pour rentrer à bon compte. 

L’analyste conseille d’ailleurs de vendre l’action, contre un précédent avis à "conserver", avec un objectif de cours ramené de 25,00 euros à…10,00 euros.

Pour justifier cette recommandation à la baisse, Nuno Vaz estime que les coûts liés au déploiement onéreux de la fibre optique en Belgique, "qui sera l'un des plus chers d'Europe tout en offrant un rendement relativement faible", ne sont pas encore intégrés dans la valorisation de l’action.

Par ailleurs, si le consensus des analystes s'attend à ce que Proximus profite de l’inflation sous la forme d'augmentations de prix, "cela ne tient pas compte des coûts plus élevés, notamment du personnel".

Dans le cadre d’une note sectoriel, Barclays, qui reste à sous-performance sur l’action, a lui ramené de 14,00 à 12,00 euros son objectif de cours. Les analystes de la banque britannique ont certes revu de 0,5% à la hausse leurs prévisions de revenus pour l’année prochaine, mais les prévisions de bénéfice opérationnel (EBITDA) ont été abaissées de 2,6%.

Comme évoqué précédemment, Société General et Barclays s’ajoutent à la liste des courtiers qui ont revu sensiblement à la baisse leurs vues sur l’opérateur historique.

Pas plus tard qu’en début de mois, Morgan Stanley, qui reprenait la couverture du titre, conseillait aussi de "vendre Proximus" avec un target price de 14 euros, soulignant le peu de visibilité sur les fondamentaux, et ce "dans un marché belge qui entre dans une phase structurelle de turbulences".

L’analyste Nawar Cristini fait référence bien sûr à l'arrivée d'un quatrième opérateur dans la téléphonie mobile, le déploiement de la fibre et l'expansion possible de Telenet en Wallonie.

Cristini s’attend par ailleurs à une baisse significative du "free cash flow", ce qui induit que le dividende ne pourrait pas être couvert avant 2028. Lors de la présentation de ses résultats semestriels fin juillet, Proximus a annoncé un dividende de 1,2 euro au titre de l’exercice 2022.

Pas plus tard qu’hier enfin, Credit Suisse réduisait son objectif de cours à 9,9 euros, contre… 16 euros précédemment. 

Résultats solides au second trimestre

Côté opérationnel, on notera que Proximus a dépassé les attentes au second trimestre, se voulant même plus optimiste pour l’ensemble de l’année en cours.

Les revenus ont atteint 1,44 milliard sur la période, en hausse de 4,9%, soit bien plus que les 905 millions attendus par le consensus des analystes. Le bénéfice opérationnel s’est replié de 0,7% à 473 millions, ici aussi supérieur aux attentes, tandis que le bénéfice net a progressé de 3,7% à 122 millions d’euros.

En ce qui concerne les abonnés, la vente des abonnements mobiles a aussi dépassé les prévisions, là où les abonnements internet sont en dessous des attentes.